Dialogue avec mon mental (1)

Foret de bambous     le 04/06/2013 

 

Tais-toi ! 

Je suis là assis simplement, je n'ai envie de ne rien. Seulement toi (mon mental), tu me parles et ne cesses de me rabâcher

Mais bouge toi ! Allez bouge, fais quelque chose. 

Je te réponds :

Mais vas-tu te taire, je n'en ai pas envie.

Tu surenchéris :

Et que comptes tu faire ? 

Exaspéré je lâche :

De quoi je me mêle ? Cela fait plus d'un mois que je me suis retrouvé à la rue et toi malgré toutes les solutions inimaginables que tu as pu me proposer, aucunes n'a donnés de résultat. Je suis surpris par tant d'insistance alors que tu ne sais plus quoi faire. Contrairement à toi qui en ce moment est pétri de peur, moi je m'en suis libéré. C'est vrai, je reconnais que ce n'est pas facile. Mais regarde les choses en face ; chaque fois que tu m'as laisser agir à ma guise en écoutant mon cœur plutôt que toi, les choses se sont arrangées comme si une force qui ne dépendait que de notre faculté à lâcher prise mettait tout en œuvre pour notre bien être. Alors que te faut-il de plus pour en être enfin convaincu ?

Après tant d'années ou tu étais absent et ou j'ai du gérer et prendre des décisions à ta place, faisant de mon mieux pour tenir la barre afin que le navire ne sombre pas ; voilà comment tu me remercie! Que crois-tu, que sans moi tu peux t'en sortir ? Si je n'avait pas été là au premier jour de ta naissance qu'aurai tu fait ? C'est moi qui t'ai permis de faire tes premiers pas, de prononcer tes premiers mots, ressentir tes premiers émois, qui t'alertait en te faisant prendre conscience du danger d'une situation et tu ose me dire de me taire aujourd'hui !

Mais quelle ingratitude !

Permets-tu que je te dise une chose !

Vas-y je suis toute ouïe.

C'est ta peur de te retrouver seul qui te fais dire autant d’ineptie. Pourtant il ne s'agit point de t'abandonner mais bien aujourd'hui de me laisser prendre enfin les décisions qui sont en adéquation avec la réalité de qui je veux être.

Et qui veux-tu être? Le sais-tu ?

Je veux être Moi, sans peurs, sans doutes ni appréhensions, un être libre qui avance avec pour seul but le bonheur et la joie de vivre et d’être en vie.

Pincez-moi je crois rêver! Mais que racontes-tu c'est ainsi qu'est la vie et il faut que tu reviennes sur terre. C'est grâce à la peur que tu fais attention, grâce au doute que tu arrives à prendre les bonnes décision et grâce à la souffrance que tu connais la joie. Ce monde est ainsi et heureusement que j’étais là pour t'apprendre à y faire face.

Tu appelles cela faire face toi! Une vie à bourlinguer n'ayant pas assez d'argent pour payer des dettes accumulées ni même suffisamment pour manger et se faire plaisir, et tu appelle ça une vie. J'ai bien l'impression plutôt, que tu ne sais pas toi même qu'elles est la bonne marche à suivre. Parce que si, je suis ton raisonnement nous aurions au moins dut être chez nous, pouvoir payer nos facture et manger à notre fin ; mais sûrement pas dans la rue à ce demander où l'on pourra bien dormir encore ce soir. Et je ne pense pas me tromper en disant cela. Tu as fais du bricolage et encore du mauvais bricolage, Sache toutefois, que je ne t'en tient absolument pas rigueur puisque j'ai été absent toutes ces années. Tu as fais ce qui te paraissait judicieux pour que notre entreprise tienne la route. Simplement je te dis aujourd'hui je suis là. Je ne veux plus la voir uniquement tenir la route mais, être bien portante et donner des fruits dont je me délecterai. Combien d’échecs te faudra-t-il pour admettre que tu ne sais plus quoi faire ? A quoi bon t'obstiner et me faire prendre des chemins qui mènent inexorablement à la souffrance et à la perte de mon intégrité et mon identité. Quand va tu enfin lâcher prise puisque de toute façon tu ne contrôle plus rien.

Mais que dis-tu, que je ne contrôle rien ? Et qu'ai-je fais durant tout ce temps si ce n'est justement garder le contrôle ? Faire en sorte que tu tiennes face au mécanisme compliquer de la vie. Faire en sorte que malgré tout tu t'en sortes sans trop de pertes.

Mais c'est justement là où je veux en venir ; je ne veux plus m'en sortir ! Je veux pouvoir être serein, calme et poser dans tout ce que je fais. C'en est assez de trimer, je veux vivre en paix et non me demander comment seront mes lendemains, profiter que chaque instant qui me soit donné soit une fête, un feu d'artifice; que cela pétille, et non vivre cette chose morne sans effet sans joie que tu ose appeler ma vie. Regarde quand le soleil se lève, la naissance d'un enfant, une fleur qui s'ouvre ou encore le vol d'un papillon en été. Que de choses merveilleusement remplie de vie! Une danse perpétuelle qui rassemble en un instant toute la beauté d’être ; c'est de cela que je te parle. Je veux être ça et je sais ; je sens que c'est possible. Or toi ce que tu m'as toujours offert c'est la résignation, la lutte, le conflit, les pleurs, la douleur, la violence, le dégoût pour la vie. Ce que tu proposais en fait n’était pas la vie, mais une illusion née de tes propres peurs. Je me demande bien ce que tu pourrais bien avoir à perdre en me laissant faire. Ne serait-ce pas justement ce contrôle qui t'arrange tant. Au font me maintenir dans cette illusion te convient puisque ce n'est pas mon bien être qui t'importe. C'est garder le contrôle. Tu te complets en fait dans la compétition, tu crois encore que je vais prendre ta place alors que mon seul intérêt à moi, ce n'est pas de prendre le contrôle mais que nous soyons bien tout les deux. Alors que moi, je prône le partage des bénéfices de nos réussites tout ce qui t’intéresse c'est je suis le chef c'est grâce à moi que nous en somme là. Le pouvoir et la gloire au détriment de tout le reste, tu es comme tous ces gens qui amassent sans scrupules des richesses bafouant les lois, l'intégrité d'autrui et même la vie pourvu qu'ils en ai toujours plus. Oui tu bafoues mon droit au bonheur et à la liberté pour t'enorgueillir de pseudo réussites. Mais je te dis ce ne sont que des échecs puisque aujourd'hui regarde, où en est-on ? Tient c'est bizarre on dirai que tu ne veux plus rien dire ou que tu n'as rien à y redire !

Non pas du tout ! J'écoute ton argumentation sur la question et te laisse aller à tes divagations.

Tu appelles cela des divagations hors, c'est bien notre réalité ; tu es incapable au jour d'aujourd'hui de me proposer une solution concrète qui me permettrai de me sortir de ce pas. Et si la solution était tout simplement qu'il n'y a rien à faire et qu'il faut laisser les choses en l’état. Sans inquiétude sachant que tout arrivera quand ce sera le moment sans aucun doute. Eh bien, c'est ce que je crois et je ne pense pas me pas me tromper.

Que tu dis ! Tu te rendras bien vite compte que la réalité est tout autre et que tu seras bien obliger de t’inquiéter. Car, il faut bien que tu manges à ta fin, que tu ais un toit pour dormir et de quoi subvenir à tes besoins. L'argent ne tombe pas du ciel. Il te faudra bien en gagner si tu veux survivre dans ce monde.

Voilà toute la différence entre toi et moi, tu survis et moi je veux vivre. Tu ne veux pas l'admettre mais à chaque fois que l'on croyait ne pas pouvoir s'en sortir, payer une facture ou de la nourriture ; sans rien faire tout s'est mis en place pour que l'argent soit là et que nous puissions subvenir à nos besoins. Alors pourquoi s'inquiéter sachant que cela est possible, l'argent n'est ni un besoin ou une nécessite il est juste un des moyens de se faire plaisir, d'avoir de l'aisance et de la joie; juste une énergie. Pourquoi donc lui courrai-je après alors qu'il vient à nous lorsque c'est nécessaire ? Ce pourrait-il que tu m'aies caché cette réalité des choses parce que tu suppose qu'en me libérant de ces peur je n'ait plus besoins de toi ! Pourtant tu fais partie de moi et quand j'ai besoin de rassembler toute mon énergie à propos d'un sujet, d'une action à mettre en place, je puise dans ta base de données et agis en conséquence. Alors pourquoi croire que tu ne me serais plus d'aucune utilité.

Il ne s'agit pas de ça .

Alors de quoi s'agit-il, veux tu en débattre ?

À quoi cela servirait-il puisque de toute façon tu n'en fera qu'à ta tête ! La seule chose que je puisse faire ; c'est récupérer les pots cassés une fois que tu auras compris et admis que j'ai raison.

La belle affaire !

Eh oui, monsieur je sais tout, avant ta pseudo prise de conscience qui pour moi n'ai qu'une révolte sans intérêt puisque de toute manière, tu sera obligé de te plier au moule de la société tel qu'elle est et non telle que tu voudrais qu'elle soit. J'ai fais l’expérience de ce que tu appelles le soit disant lâcher prise. Eh bien, c'est la débandade, l'anarchie, l'isolement et le dénie ; une vie ou tu te retrouves seul sans personne pour t’épauler sans soutient et ou tout et tous t'abandonnent.

Mais quel menteur ! Je n'ai jamais rencontré autant de personne prête à m'aider que maintenant. Et ce sans que je ne demande quoi que ce soit.

Bon bon bon je te laisse faire puisque tu t'obstines ! On en reparlera dans un mois et nous verrons qui a tord ou raison.

Ok je suis d'accord pour qu'on en reparle. Mais saches que je n'ai rien à te prouver.

 

 

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